Un jour, on accepte
une candidature de stage…
…. et 1 an et demi après, on se retrouve à faire les clowns dans la rue pour la “com du projet”.
J’ai eu plusieurs rencontres importantes d’un point de vue professionnel :
Un éditeur bienveillant qui m’a fait confiance, une directrice artistique qui a cru dans mes dinosaures, une autrice qui m’a traité comme une artiste…
Mais les plus marquantes on définitivement été mes stagiaires.
En 2020, j’ai accueilli Sibylle Guyot, artiste talentueuse au style graphique singulier et personnel.
En 2022, j’ai accueilli Ines Cœur Mezzoud, illustratrice de talent au style graphique affirmé et incroyablement professionnel.
En 2024, nous nous sommes rendues au Imaginales d’Epinal et j’ai avec plaisir, découvert que l’école où j’avais fait mes études (ESAL) avait un stand avec les créations des étudiant·es.
Mon dino radar s’est activé : c’était ma première rencontre avec Diane d’Erceville.
Accueillir une stagiaire demande beaucoup d’implications : c’est une jeune personne à former avec des faiblesses à accepter et des capacités à amplifier
Je ne choisis pas mes stagiaires au hasard : j’accepte uniquement des personnes avec qui l’entente est parfaite et avec qui je sais que le projet professionnel pourra continuer.
Des personnes respectueuses que je peux inviter dans mon atelier, des personnes qui ont un vrai intérêt professionnel dans l’illustration et avec qui la collaboration pourra se poursuivre au delà du stage.
Avec Diane, on s’est très vite mises d’accord : on allait faire un projet auto édité, sur l’Histoire de la Terre et à la peinture s’il vous plait !
Un bon projet avec moi commence par un drive bien rangé et un retroplanning. Nous avons décidé de travailler sur un calendrier avec des illustrations à la gouache.
Diane ayant passé son diplôme sur ce medium, elle allait avoir plein de choses à m’apprendre. Et oui, même avec 10 ans de plus, j’estime qu’il ne faut pas rechigner à écouter ce que savent les plus jeunes.
Arès la fastidieuse étape du découpe de la charte chronostratigraphique en 12 et la répartition des période, nous nous sommes attelées à l’indispensable étape des croquis. Et en niveau de gris obligatoire !
(pour bien voir les contrastes et déjà travailler la maquette)
Puis nous nous sommes mises à la peinture : étape longue et laborieuse mais ô combien réjouissante.
La reprise de la gouache et le grand format (30x40cm) ont été salvateurs pour moi, car j’étouffe souvent avec Photoshop et ma Cintiq.
Nous réalisions les peintures en une après midi, les croquis étaient déjà faits, il fallait juste peindre et kiffer.
Le résultat : 12 peintures éclatantes en 30x40cm
Des débuts de l’Histoire de la Terre au Précambrien…
… aux premiers chevaux au Néogènes.
Car oui, même si on sait réaliser des illustrations, la fabrication d’un objet édité, le suivi des fichiers, la vente en ligne, les emballages, les dépôts et surtout LA COMMUNICATION.
C’est rarement quelque chose qu’on apprend à l’école. Et c’est ce que je m’efforce de transmettre à mes stagiaires et étudiants.
Et une fois qu’on a réalisé un projet comme ça, il nous reste une étape très importante : le vendre.
vive la COM
Et j’en ai fait plein d’autres comme ça, il s’agirait de me suivre sur Instagram pour mes talents de vidéaste.
Comme pour celle ci par exemple.
Quant au calendrier, il a été vendu avec un franc succès sur la boutique et c’est pour moi un très bel objet de PaleoArt, un mariage intéressant entre l’art et la vulgarisation scientifique et une excellent collaboration avec Diane !
Toutes les peintures ont été encadrées et sillonnent la France pour des expositions, n’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés.

